à l’encre de (...)

Il faisait si froid.
Je soufflais sur mes mains
dans le parc immense 
du château inconnu.
L’homme disait mi français mi anglais, voilà le ha-ha, il sautait, voilà le ha-ha.


Il y avait là un Héraclès qui tenait, en guise de pommes du jardin des Hespérides, deux testicules entre ses mains crispées.
Moi je le photographiais d’en bas, en contre-plongée, sous le ciel d’un bleu parfait, dans le contraste des rangées de pins noirs.


Cette série a le goût des fruits acides.
De l’âme piquetée.
Comme si l’on avait désiré
fêler l’image
encrer les cieux










samedi 18 novembre 2017 , par Marie

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