au travers du ventre


 

C’est la tempête, dans ces ciels du nord de l’Amérique, et je la contemple le corps tremblant.

Une neige molle recouvre les sols que je foule pour la première fois depuis ma toute petite enfance.

Mes pas deviennent silencieux ; silencieux l’environnement alentour lorsque je pose sur ma tignasse échevelée le casque bleu qui m’ôte aux autres & me rend à moi-même.

Je songe la prochaine fois qu’il m’est donné de partir si loin, je remettrais mes pieds dans les traces d’autrefois, et j’irai marcher sur les routes de Port-au-Prince.

Alors, enfin, j’hurle de joie avec le violoncelle.

(et, croyez-moi, j’en ferais un film qui parle de ma mère, ma petite mère de vingt ans à peine)

mercredi 18 avril 2018 , par Marie

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